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 Le japonais avec les Scan!XD

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Itachi-sama
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Nombre de messages : 225
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Date d'inscription : 23/11/2010

MessageSujet: Le japonais avec les Scan!XD   Mer 24 Nov - 15:05

Bonjour a tous,

Je ne savais pas ou placer ce sujet. Mais bon le voila ici quand même étant donné que je part d'ici quelque mois pour un longue formation linguistique. (heureusement j'aurais internet ^^)

Ce topic a pour but de vous apprendre à décrypter et lire le japonais. Mais le japonais de manga. Vous pourrez ainsi comprendre tous seuls comme des grands le chapitre de la semaine. Enfin d’ici là il y a quand même du temps.
J’ai essayé d’utiliser une méthode progressive, c'est-à-dire que la difficulté va être croissante. Je commencerais par les bases pour aller ensuite dans des explications plus avancées de la langue.
Ce post peut donc être, si vous le souhaitez, une suite de topics que j’essaierais d’écrire régulièrement, avec à chaque fois des pages de naruto en VO à traduire.
J’ai essayé aussi d’éviter les termes techniques pour que ca soit moins rébarbatif à lire et j’ai simplifié certaines notions.

Introduction :

Alors tout d'abord avant de se jeter dans le raw directement pour traduire quelques bulles, je vais tenter de faire un petit topo.
Il y a quelques choses à savoir avant tout dans la langue japonaise.

1 ) Généralités

L’apprentissage du japonais est long et fastidieux. Ici je vais essayer de vous apprendre uniquement le nécessaire pour lire les chapitres de naruto pour que ca soit moins ennuyant. Mais ce n'est pas si diffcile que ca non plus. Si vous êtes motivés, vous arriverez à décoder ces vilains raws qui ressemblent à des hiéroglyphes.

La langue japonaise dans sa structure ne ressemble à quasiment aucune des langues européennes, alors bonjour le dépaysement.

- Mais il existe des règles très simples à retenir, par exemple la première : le verbe en japonais est toujours en bout de phrase. C'est comme ca, on y peut rien.

- Ensuite il y a des tendances générales à retenir. Comme par exemple les japonais aiment, que dis-je ils adorent, s'aider du contexte. C'est à dire que les japonais, dans leur phrase, donnent le minimum d'informations que vous êtes capables de déduire vous même. C'est pour cette raison que les pronoms personnels ( je, tu, il, nous ... ) ne sont pas toujours utilisés.
Si vous avez rien compris à ma phrase précédente ( ce qui serait logique ), voici un exemple :
Si un japonais vous propose un verre de bière, parce que vous avez soif ( et parce que c'est bon la bière ), il va vous regarder et demander : "veux boire ?"
Car ici nous en francais nous aurions dit : "tu veux boire ?". Mais si on réfléchit le "tu" est superflu, le type nous regarde nous, il s'adresse pas au chien du voisin, c'est donc à nous qu'est forcément destinée la question.
Tout ca pour dire que dans les phrases japonaises, il faut souvent déduire des choses soi-même, tout n'est pas donné tout cuit.

- Une autre petit règle sympa dans le japonais : il n'y a pas de conjugaison ! Yooouuupppiii ! Et oui, le verbe en japonais ne change pas de forme selon le sujet. Que ce soit "je" ou "tu" ou "nous", le verbe ne bouge pas d'un poil de wooki ! C'est pas génial ?
Par contre vous verrez plus tard que le verbe peut revêtir plusieurs formes selon ce que l'on veut exprimer ( la volonté, la possibilité, la condition...)

- Encore une qui est géniale aussi : il n'y a ni genre ni nombre ! Re Yoooouuupppiii ! Ca veut dire qu'il n'y a pas de féminin, pas de masculin et encore moins de pluriel ou de singulier. Donc pas d'ennui avec les accords. En gros si on dit "une crayon" ou "des crayons", c'est exactement pareil. Mais là vous me dites du coup : "Comment faire la différence ?". Et là je vous réponds : "Grâce au Contexte !".
On verra aussi plus tard, qu'on peut exprimer la notion de pluriel grâce à des petits suffixes qu'on rajoute par-ci par-là, mais pour l'instant on s'en fout.

- Une dernière sympa, il n'y a que deux temps dans le japonais : le présent et le passé. Donc au cachot tous les prétérit, imparfait, futur antérieur et tout et tout...

- Une autre tendance en japonais ( et là c'est un peu moins fun ), c'est que la phrase a la légère habitude d'être complètement à l'envers comparée à nos chères phrases françaises.

- Il n'y a pas de différence entre le masculin et le féminin, mais par contre si c'est une femme ou un homme qui parle alors il peut y avoir des différences entre les mots utilisés ( il y a même des différences selon l’âge )
En règle général, dans le japonais, la différence se fait plutôt par rapport à la personne qui parle et non à la personne qui fait l'action décrite.
Il y a aussi plusieurs niveaux de politesse dans la langue japonaise et cela dépend de la personne qui parle ( et à qui on parle ).

Maintenant je vais vous décrire quelques particularités de la langue japonaise.

2 ) Les particules

La langue japonaise est envahie par des particules, elles sont indispensables à la compréhension de la plus simple des phrases. Ces particules sont des mots très courts ( une ou deux syllabes ) qui ont pour but de structurer la phrase japonaise.
D'après ce que je vous ai dit au dessus, on pourrait se dire que la langue japonaise est assez imprécise ( pas de genre/nombre/conjugaison ), mais c'est grâce à ces particules que l'on va tout comprendre dans la phrase. Des particules il y en a beaucoup, mais ici je vais m'attarder sur 3 particules, les plus importantes.

- La particule "wa" :
cette particule sert à identifier le thème de la phrase. Elle met en évidence le sujet principal de la phrase. Vous vous demandez sans doute sa réelle utilité, mais avec le temps on comprend qu'elle est indispensable.
Pour simplifier, on pourrait dire qu'elle sert à rappeler au locuteur quel est le sujet principal, si vous avez une phrase de 3 km de long et vous savez plus de quoi on parle allez voir ce qu'il y a avant la particule "wa" et vous saurez de quoi et de qui on parle. Cette particule est souvent utilisée aussi dans les phrases courtes et simples.
Par exemple :
"ici" en jap = "koko"
"konoha" ( village dans naruto ) = "konoha"
Je veux écrire "ici c'est konoha", alors le sujet principal de la phrase est "koko", ca donne donc : "koko wa konoha"
Comme vous l'avez peut-être remarqué, il manque un verbe dans cette phrase pour dire "c'est".
La phrase un peu plus correcte serait donc "koko wa konoha da", mais j'en parle plus précisemment dans la partie "4 ) Le verbe être".

On peut se dire que utiliser la particule "wa" pour exprimer le thème principal de la phrase pour une phrase qui fait 4 mots, c'est un peu con. C'est vrai, mais "wa" est une particule très fréquente, que l’on rencontre quasiment à chaque phrase..

- La particule "ga" :
cette particule sert à identifier le sujet de l'action. Et ca c'est bien pratique !
Par exemple :
"je" en jap = "watashi"
"manger" en jap = "taberu".
Nous en français pour dire "je mange", on aurait écrit donc : "watashi taberu". Mais en japonais il faut dire qui est le sujet de l'action ( ici c'est "watashi" ),
donc on place la particule "ga" à droite de "watashi".
Cela donne "watashi ga taberu" -> "je mange".

- La particule "wo" :

cette particule sert à identifier le complément d'objet du verbe.
Par exemple :
"ramen" en jap = "ramen" ^^
le verbe "manger" est toujours le même = "taberu"
et "je" n'a pas changé depuis le temps : "watashi"
Alors si vous avez compris, l'emploi des autres particules vous devriez savoir comment on dit "je mange des ramens" ?
Ca donne cela : "watashi ga ramen wo taberu"
On a bien le sujet de la phrase : "watashi" ( "je" )
Le complément de la phrase : "ramen" ( "des ramens" ). Je mange quoi ? réponse : des ramens, c'est bien le complément d'objet
Vous voyez que les particules sont très importantes car admettons que l'on inverse la place de "watashi" et "ramen" : "ramen ga watashi wo taberu"
Et là ca veut plutôt dire : "les ramens me mangent", ce qui n'a plus aucun sens, d'où l'importance des paaaarrtttiicccullllleeees !!!

remarque :
La vraie phrase correcte serait plutôt : "watashi wa ramen wo taberu". La différence d'emploi entre "ga" et "wa" n'est pas toujours si évidente.
Pour une phrase simple comme cela, on a plutôt tendance à utiliser "wa", mais utiliser "ga" n'est pas une faute en soi.

Il faut noter que la particule qualifie ce qui est à sa gauche. Pour toutes les particules c'est comme ca. Le sujet est à gauche de "ga" par exemple.
Avec ces 3 particules vous allez pouvoir constuire les phrases toutes simples du japonais.
Il en existe bien d’autres mais j’essaierais de vous les faire découvrir au fur et à mesure.

3 ) La politesse *=)

La politesse en japonais est un vaste sujet. Les japonais accordent énormément d’importance à la politesse. Il existe 3 degrés différents de politesse dans cette langue. Chez nous, en gros, il y a tout simplement un changement de pronoms personnels pour exprimer la politesse ( « tu » ou « vous » ), chez eux les verbes ne seront pas à la même forme, ou les verbes seront même complètement différents. Donc la politesse s’exprime surtout à travers les verbes.
Le premier degré de politesse est celui utilisé quand on utilise un langage familier, donc avec des proches, amis, familles, ou plus spécifiquement dans les mangas
Le deuxième degré de politesse est celui utilisé quand on utilise un langage assez neutre, quand on ne connaît pas la personne, rencontrée dans la rue…
Le troisième degré de politesse est celui utilisé quand on utilise un langage fort respectueux, exemple toujours cité : quand on parle à son patron.

Nous allons donc surtout employer le premier degré de politesse, car il est très utilisé en matière de manga.
Lorsqu’un verbe est à ce degré de politesse, on dit qu’il est à la forme neutre. C’est la forme la plus répandue, dans le dictionnaire les verbes sont à cette forme, quand on ne précise pas la forme d’un verbe c’est qu’il est à la forme neutre.
Dans les mangas, parfois certains personnages peuvent faire preuve de respect et de politesse, comme Lee qui s’exprime toujours poliment ou comme Sakura lorsqu’elle s’adresse à Chiyo, qui est vieille et à de l’expérience. Elle doit donc lui témoigner du respect.
Dans ce cas, les personnages utiliseront le deuxième degré de politesse. Lorsque les verbes utilisent ce degré, on dit qu’ils sont à la forme polie. Rien de plus simple.
Parfois on peut rencontrer le dernier degré : la forme honorifique. Mais je développerais plus au moment venu.

Exemple :
Le verbe « manger » que je vous ait donné au-dessus était à la forme neutre : « taberu ».
Si on le mets à la forme polie : « tabemasu ».

4 ) Les verbes

Alors les verbes en japonais sont très importants, c’est grâce à eux que l’on fait passer nos envies, obligations et possibilités.
En effet les verbes ont ce qu’on appelle une base et à cette base nous allons ajouter des terminaisons pour pouvoir exprimer la négation, le passé, l’envie, l’obligation, la possibilité, la condition…
Il existe deux types de verbes : les verbes « ichidan » et les verbes « yodan ».
La première catégorie, les verbes « ichidan », est très simple à gérer. Il suffit de prendre la base du verbe et d’ajouter la terminaison, correspondante à ce que l’on veut exprimer, qu’elle quelle soit.
C’est pour ca qu’ils s’appellent « ichidan » ( ichi = 1 ), ces verbes ne possèdent qu’une seule base invariable. Pour prendre la base d’un verbe « ichidan », il suffit très facilement d’enlever le « ru » final.

Remarque : tout verbe « ichidan » se finit par « ru ». La réciproque n’est pas vraie.
Il faut noter aussi que tous les verbes en japonais, sans exception, se terminent par « u ».

Je vais continuer l’exemple avec le verbe « manger ». Le verbe « taberu » est un verbe à une seule base, donc très simple à gérer.
Comme expliqué au-dessus, pour prendre sa base, on dégage « ru ». Il nous reste donc : « tabe ».
A ca, on va ajouter les terminaisons correspondantes :

Pour exprimer le passé ( en forme neutre ) :
La terminaison est « ta » pour les verbes à une base pour exprimer le passé. On ajoute cette terminaison, ca donne : « tabeta » « j’ai mangé »

Pour exprimer le négatif ( en forme neutre ) :
La terminaison est « nai » pour les verbes à une base pour exprimer le négatif. On ajoute cette terminaison, ca donne : « tabenai » « je ne mange pas »

Pour exprimer l’envie :
La terminaison est « tai » pour les verbes à une base pour exprimer l’envie. On ajoute cette terminaison, ca donne : « tabetai » « j’ai envie de manger »

Maintenant pour les verbes « yodan », leur base va changer selon la terminaison que l’on veut mettre.
C’est pour ca qu’on les appellent « yodan » ( yo = 4 ), ces verbes possèdent 4 bases ( en « i », en « u », en « o », en « e » ). Et ces bases vont être utilisées en fonction de la terminaison que l’on veut ajouter.
Pour prendre la base en « i » d’un verbe « yodan », il suffit de remplacer le « u » final par un « i ».

Voici un exemple avec un verbe « yodan », « nomu » qui veut dire « boire ».
Alors dans ce cas, on va choisir la base selon la terminaison que l’on va ajouter.

Pour exprimer le négatif ( en forme neutre ) :
La terminaison est toujours « nai ». On prend la base en « a » du verbe en le remplacant à la place du « u » final. Ca donne « noma ». On ajoute cette terminaison, ca donne : « nomanai »  « je ne bois pas »

Pour exprimer l’envie :
La terminaison est toujours « tai ». On prend la base en « i » du verbe en le remplacant à la place du « u » final. Ca donne « nomi ». On ajoute cette terminaison, ca donne : « nomitai »  « j’ai envie de boire »

Si il y a des choses que vous n’avez pas comprises ici ( surtout pour les verbes « yodan » ), ce n’est pas grave. C’était surtout pour vous montrer qu’il y a deux types de verbes et que les verbes en japonais fonctionnent surtout à l’aide de ces terminaisons.

5 ) Le verbe être

« da » est le verbe être à sa forme neutre. Celui-là on va le rencontrer vraiment souvent. Presque à chaque phrase. Il faut juste retenir que c’est le verbe être. Donc dans les expressions « c’est… », il est toujours là.
Comme c’est un verbe, on le retrouvera toujours en fin de phrase ou en fin de proposition.
Le verbe être à sa forme polie : « desu »

6 ) L'écriture

Voilà une des grosses difficultés du japonais : l’écriture.
Les choses que l’on voit dans les bulles dans naruto, qui ressemblent à pas grand-chose à part à du n’importe quoi, est en fait très structuré. L’écriture japonaise est décomposée en trois style d’écritures, on pourrait dire en 3 alphabets différents.
Le premier alphabet : les hiraganas
Le deuxième alphabet : les katakanas
Le troisième alphabet: les kanjis

Les deux premiers sont assez simples à apprendre car ils sont peu nombreux. Voici un tableau les récapitulant : hiragana et katakana. Le tableau des hiraganas va être notre meilleur copain quand on va décoder les phrases.

Les hiraganas permettent d’écrire tous les mots construisant la grammaire japonaise. Ils permettent aussi d’avoir la prononciation des kanjis dans les mangas tels que naruto. Dans ce cas spécial où ils sont situés à côté ( ou au dessus ) du kanji, ils sont appelés furiganas.

Les katakanas permettent d’écrire tous les mots « d’origine étrangère ». C'est-à-dire tous les mots qui se prononcent quasi-pareil que dans la langue d’origine.
Exemple :
Pour dire et écrire Bière : « ビール »
Prononciation : biiru
Ca vient de l’anglais où l’on dit « beer »

Les kanjis, eux ont été empruntés aux chinois. Ce sont les idéogrammes qui donnent un sens complet ou un concept. Ils sont utilisés pour écrire les mots simples et les mots composés ( mots composés de plusieurs kanjis ). La difficulté pour les apprendre réside dans leur nombre mais surtout dans le nombre de prononciations respectives. Il y a pour quasiment chaque kanji au moins une lecture « kun » et au moins une lecture « on ». En gros la prononciation change si le kanji est placé dans un mot composé ou non.

Pour pouvoir décoder les raws de naruto, il n’y a au début qu’un type d’écriture qui est nécessaire de connaître : les hiraganas. Pour les katakanas on peut les apprendre tout doucement au fur et à mesure et pour les kanjis, comme on a leur prononciation grâce aux furiganas, on peut chercher leur définition avec un dictionnaire.

Je parle ici dans le cas simple de comprendre et décoder la raw japonaise de naruto. Si vous voulez apprendre véritablement le japonais et que vous êtes réellement motivés, alors les 3 écritures sont bien entendu indispensables.

Il reste une écriture dont je n’ai pas parlé, mais ce n’en est pas vraiment une : les romajis. C’est en fait la prononciation des caractères japonais écrite à l’aide de nos caractères latins.


LECON 1


Nous allons commencer par une page du chapitre 257 de naruto. Je l’ai choisie pour des raisons de simplicité et aussi parce qu’on y voit Itachi !!!

Voici la première page du chapitre 257 en VO

Remarque :
entre parenthèses, il y a la prononciation du kanji ( comme les furigana )
« romaji : » est la phrase écrite en romaji, c'est-à-dire la phrase écrite avec nos caractères latins ( et donc la prononciation )
« litt. : » est la traduction littérale, c'est-à-dire la traduction mot à mot de la phrase.
« trad. : » est une traduction possible de la phrase.


Pensées de Sakura : こ・・・この人( ひと )がうちはイタチ
Romaji : ko…kono hito ga uchiha ITACHI
Litt. : cette… cette personne est uchiha itachi
Trad. : cette… cette personne est uchiha itachi

Vocabulaire :
Kono : ce, cette
Hito : personne

Commentaires :
Tout d’abord on peut remarquer une chose qui n’est pas importante : « itachi » est écrit en katakana, vous le verrez plus bas, la plupart des prénoms dans naruto sont écrits en katakana.
Ensuite, on peut voir la particule « ga » dont je vous ai tant parlé dans l’introduction. Cette phrase est simple à traduire, d’après la particule « ga », on voit que « kono hito » est le sujet de la phrase. Par contre on voit aussi qu’il n’y a pas de verbe dans cette phrase, mais il arrive souvent dans les phrases comme ca simple et d’un registre familier ( on est dans un manga ) que le verbe « da » ( être ) n’est pas mis.
La phrase serait donc : « ko… kono hito ga uchiha itachi da ». Mais il faut reconnaître que « da » est superflu ici.


Chiyo : イタチ・・・
Romaji : ITACHI…
Litt. : itachi…
Trad. : itachi…

Commentaires :
Bon ben c’est dur de commenter ici
Comme je l’ai dit au-dessus, « itachi » est écrit en katakana et non en hiragana. Ce sera pareil pour « kakashi », « naruto » et « sasuke » un peu plus bas…


Chiyo : ホウ・・・ こやつが・・・ あの一族皆殺し( いちぞくみなころし )のガキかの・・・
Romaji : hou… koyatsu ga… ano ichizoku mina koroshi no GAKI ka no…
Litt. : hoo… ce type est… le gamin tueur de tout ce clan…
Trad. : hoo… c’est le gamin qui a exterminé tout son clan…

Vocabulaire :
Hou : ben ca veut rien dire, c’est juste un « hoooo » de mamie, qui peut vouloir dire que itachi est beau gosse et qu’elle croquerait bien dedans avec son dentier
Koyatsu : ce type, ce gars, cette personne
Ano : ce, cette
Ichizoku : clan, famille
Mina : tous, tout
Koroshi : meurtrier, tueur
Gaki : gamin, gosse

Commentaires :
Une première remarque sans importance, koyatsu est assez familier, de manière générale « yatsu » ( que l’on rencontre très souvent dans les mangas ) est assez familier. On peut dire que c’est l’équivalent familier et presque grossier de « hito », c’est pour ca qu’il est traduit « type » ou « gars ».
Une deuxième remarque est pour le « ano », vous devez vous dire qu’il n’y a pas de différence avec « kono » ( dans la première phrase ), mais il y a tout de même une nuance que je développerais plus tard je pense…
Les mots « ichizoku », « mina » et « koroshi » sont écrits les uns après les autres car il y a eu un assemblage en kanjis ( tous les kanjis sont mis les uns derrière les autres ). C’est une coutume courante en japonais, de mettre les uns derrière des kanjis pour en faire ressortir qu’un seul mot. Quand c’est le cas il faut lire les mots dans le sens inverse ( de la droite vers la gauche ), c'est-à-dire : « koroshi », « mina » et « ichizoku », ce qui donne mot à mot : tueur de tout le clan.

Alors voici une remarque importante, je vous présente une nouvelle particule très fréquente en japonais : « no ». Celle-ci a plusieurs emplois, dont l’emploi ici : le complément du nom. Vous allez la rencontrer souvent mais vraiment souvent ! Comme je viens de le dire, elle assure la liaison entre deux noms. Donc quand elle assurera cette fonction, elle sera forcément entre deux noms. Voici un exemple :
En français : « le livre du professeur kakashi ». Ici « professeur kakashi » est complément du nom « livre ».
Pour faire la liaison entre ces deux noms en japonais, on utilise « no ».
Ca donnerait entre le japonais et le français : « le livre no professeur kakashi ». Mais cette phrase est incorrecte, car les japonais aiment bien mettre tout à l’envers. En effet les compléments du nom sont toujours inversés en japonais. La pseudo phrase correcte serait donc : « professeur kakashi no le livre »
En vrai japonais : « kakashi-sensei no hon ». Comme vous l’avez compris « hon » veut dire « livre ».

Ici aussi, il n’y a pas de verbe, le verbe « da » est quelque peu sous-entendu de par la simplicité de la phrase. Dernière remarque, le « ka » et le « no » de fin de phrase sont en faite deux particules aussi mais je préfère ne pas expliquer ici leur emploi pour ne pas compliquer.


Itachi : 久( ひさ )しぶりですね・・・ カカシさん・・・ナルトくん
Romaji : hisashiburi desu ne… KAKASHI san… NARUTO kun
Litt. : ca fait longtemps… kakashi-san… naruto-kun
Trad. : ca fait longtemps…kakashi-san… naruto-kun

Vocabulaire :
Hisashiburi : ca fait longtemps ( expression toute faite )
Desu : être ( verbe « da » à la forme polie )

Commentaires :
Alors il ne faut pas chercher pour le « hisashiburi », c’est une expression toute faite, elle veut dire « ca fait longtemps », « ca fait un moment ». C’est une expression très courante, d’ailleurs elle est encore utilisée dans le chapitre 271 de naruto, quand sasori montre son véritable corps. Dès qu’il y a une rencontre entre vieux potes que ca fait longtemps qu’ils se sont pas vus, allez hop on y a droit !
Ensuite le « desu » est le verbe être à la forme polie. On peut se demander pourquoi itachi utilise la forme polie ici, je pense que c’est à cause de kakashi, il lui exprime du respect en tant que professeur.
Et revoilà une nouvelle particule, que l’on rencontrera aussi très souvent : « ne ». Son emploi n’est vraiment pas évident à expliquer. On le comprend beaucoup mieux avec le temps. « ne » est utilisé pour prendre en quelque sorte à témoin son interlocuteur. C’est une marque d’accord entre les deux locuteurs, pour montrer que les deux personnes sont d’accord. Dans certaines phrases, on peut traduire « ne » par « n’est ce pas ?».


Sakura : サスケくんと同( おな )じ・・・写輪眼( しゃりんがん )・・・
Romaji : SASUKE kun to onaji… sharingan…
Litt.: le même sharingan que sasuke-kun…
Trad. : il a le même sharingan que sasuke-kun…

Vocabulaire :
to : que
Onaji : pareil, identique
Sharingan : œil-roue-copie ( trad littérale )

Commentaires :
Ici la phrase n’est pas vraiment difficile, il y a juste l’emploi spécial de « onaji ». Il sert à exprimer la comparaison entre deux éléments, personnes identiques. C’est un adjectif particulier qui se place avant le nom qui est qualifié. On peut donc traduire « … to onaji sharingan » par « le même sharingan que… »
Le « to » cite ce qui est identique. Donc tout ce qui est avant le « to » se rapporte à onaji.
Il faut toujours garder à l’esprit que les phrases japonaises sont construites à l’envers par rapport aux nôtres.


Pensées de Sakura : この人 ( ひと )が・・・ サスケくんとナルトを苦( くる )しめてる人( ひと )・・・
Romaji : kono hito ga… SASUKE kun to NARUTO wo kurushimete ru hito…
Litt.: cette personne est… la personne qui fait souffrir sasuke-kun et naruto…
Trad. : c’est lui qui fait souffrir sasuke-kun et naruto…

Vocabulaire :
Kono : ce, cette
Hito : personne
To : et
Kurushimeru : souffrir

Commentaires :
Alors cette phrase est la plus riche de la page. Là on a des trucs à dire. D’abord notre habituel « kono hito ga », qui montre bien que « cette personne » est le sujet de la phrase.
Nous avons ensuite « sasuke-kun to naruto » qui est donc le complément d’objet de la phrase car il est suivi par « wo ». Il est le complément d’objet du verbe « kurushimeru ». Alors là vous me dites : « c’est pas le verbe qui est dans la phrase de départ ». C’est vrai. Dans cette phrase le verbe est dans une forme particulière. Il est dans la forme « -te iru » ( forme durative ). Cette forme exprime le fait que l’action est en cours et correspond à l’idée « être en train de … ». ( un peu comme le progressif ). Ou alors elle peut exprimer un état présent, résultat d’une action passe avec une notion de durée ( là je cite mon bouquin de grammaire )
Pour construire cette forme il faut prendre le verbe dans sa forme en « te », et cette forme change selon le type de verbe. Souvenez-vous des différents types de verbes de l’introduction : verbe « ichidan » ou « yodan ». Pour les verbes « ichidan », c’est toujours très simple. Pour obtenir sa base, on enlève le « ru » final du verbe. Ca tombe bien car le verbe « kurushimeru » est un verbe « ichidan », donc ca nous donne : « kurushime » et maintenant on y ajoute « te ». On obtient donc « kurushimete ».
Et pour finir on ajoute « iru » à « kurushimete » : « kurushimete iru ». On a enfin notre forme suspensive, sauf que dans notre phrase c’est écrit : « kurushimete ru ». Il manque le « i » à « iru ». C’est tout simplement parce qu’il est avalé, c’est une forme orale. C’est tout bête mais à savoir.

Je ne vous ai pas expliqué comment construire la forme en « te » pour un verbe à plusieurs bases, c’est fait d’exprès. C’est un peu long à expliquer alors je vous l’expliquerais plus tard quand on rencontrera le cas.

Deuxième point très important de la phrase : la proposition relative. Hou le gros mot ! C’est juste un bout de phrase qui est introduit par un pronom relatif ( que, qui, dont…). Un exemple sera plus clair :
« Jiraiya, qui boit tout le temps du saké, est un ermite pervers ». Vous voyez que le « qui boit tout le temps du saké » est relatif au nom « Jiraiya ». C’est la proposition relative. Ce bout de phrase n’est pas indispensable à la phrase ( proposition ) principale : « Jiraiya est un ermite pervers ». En français on utilise souvent ces pronoms relatifs.
En japonais il est aussi très courant d’utiliser ces propositions mais par contre les pronoms relatifs ( que, qui, dont… ) qui introduisent ces propositions n’existent pas.
En effet en japonais elle sera créée dès qu’un verbe sera collé à un nom. Ce verbe sera toujours à la forme neutre et il sera jamais en fin de phrase puisqu’il sera avant le nom auquel il se rapporte. Et en japonais la proposition relative est avant le nom. Un petit exemple pour comprendre tout ce charabia :

Voici une phrase tout ce qu’il y a de plus français :
« naruto, qui est devenu fort, est un vrai baka » ( baka = idiot, crétin )

Voici ce que donnerait la phrase en pseudo-langage franco-japonais :
« fort devenu, naruto est un vrai baka »

Comme je vous l’ai dit, il n’y a pas de pronom relatif. Le « qui » a disparu. Et le verbe qui se rapporte au nom est placé devant lui. C’est ce qui est assez étrange en japonais, c’est que la proposition relative est avant le nom, tout l’inverse du français. Vous devez vous dire que c’est assez bizarre, je suis d’accord, mais pour notre chapitre de naruto, il faut retenir surtout que dès qu’un verbe à la forme neutre est avant un nom alors tout ce qui est devant ce nom est une proposition relative à ce même nom.
Pour finir d’insister là-dessus ( c’est assez important, on retrouve ces structures de phrase partout, comme en français ), je reprend la phrase d’origine.

“sasuke kun to naruto wo kurushimete iru hito ( da ) ” ( comme dans les phrases précédentes le “da” en fin de phrase est sous-entendu )

On voit donc bien que le verbe « kurushimete iru » ( qui est à la forme neutre ) est devant le nom « hito ». Alors là on se dit hoooouuulllà ! Mais c’est une proposition relative, tout ce qui est devant « hito ».
Si on traduit uniquement les noms sans changer la structure de la phrase, ca donne :
« sasuke-kun et naruto faire souffrir la personne ( c’est ) »
Et maintenant on remet la phrase avec la structure française appropriée, donc on met le nom en première position, on ajoute le pronom relatif ( « qui » ). Ca donne :
« C’est la personne qui fait souffrir sasuke-kun et naruto »
Et voilà on obtient la traduction littérale.


Ayyéééééé ! Vous avez réussi à décoder votre première page de Scan en japonais !!! Bravo !
je pensez poster la totalité d'un coup mais vu le temps que sa me prend je post c'ette premiere parti


Je remercie quisatz.


Dernière édition par Itachi-sama le Mer 24 Nov - 19:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le japonais avec les Scan!XD   Mer 24 Nov - 18:41

Merci du partage, n'oublies pas de citer l'auteur.

Je l'avais déjà lu et c'est vrai que c'est vraiment pas mal comme base. À lire donc, pour les intéressés.

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MessageSujet: Re: Le japonais avec les Scan!XD   Mer 24 Nov - 18:42

tu la surement vu sur naru****** je suis le co-auteur
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MessageSujet: Re: Le japonais avec les Scan!XD   Mer 24 Nov - 18:55

Oui je l'ai bien vu là-bas, mais je ne pense pas que tu sois le co-auteur.

Simple question d'orthographe.^^
(On poursuit par mp pour pas polluer le sujet.)

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MessageSujet: Re: Le japonais avec les Scan!XD   Aujourd'hui à 7:42

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Le japonais avec les Scan!XD
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